28/03/2009


Open Way of life, ballade en Hobie Cat aux Seychelles, paradis promis et retrouvé, du 2 au 10 mars 2009

Après la Turquie en raid pur et dur sur Hobie, la Suisse en skis de neige les saisons précédentes, l´Asopen a proposé cette année aux propriétaires et amis des séries 570 et 500, un séjour ...

... sportif sur Hobie 16 (relativement !) et Pacific (beaucoup plus cool !). 

12 partants habitués des circuits Open, dont nous tairons les noms par souci de confidentialité, sont baptisés : Bernard et Bianca, Frankie et Johnny, Tic et Tac, Titi et Gros Minet, Roméo et Juliette et TVA et ISF. Ils se reconnaîtront. 

Mardi :

« Immédiat boarding, gate number 36, Air Seychelles HN 007 » (pas trop serrés dans l´avion ! presque confort, parfait pour un vol nocturne long.). 

Mercredi :

Mahé, la capitale, nous accueille un peu abrutis et la chaleur nous accable après cette nuit en vol. Café-croissant local et embarquement dans un coucou sans doute acheté chez Emmaüs pour ¼ heure de vol vers l´île de Praslin. 

Le premier coup d´oeil nous enchante, le paradis promis nous saute aux yeux : le lagon turquoise, la végétation luxuriante et les Hobie qui se dandinent au mouillage. 

Pizza sur la plage de rêve, bière locale, premier bain nous font très vite oublier le voyage : très peu de monde, la température de l´eau à 30°. En plein soleil, pourtant sur du sable blanc immaculé, le thermomètre rendra l´âme. 

Premières navs sous une brise (force 2-2,5) constante idéale pour s´acclimater aux montures à deux pattes. Paul et Virginie (110 kg tous mouillés) sont au trapèze, Titi (65 kg) et Gros Minet (120 kg avoués mais pas garantis) sont alanguis sur le trampoline, taillent des bavettes et sont bien trop en arrière comme leur fait gentiment remarquer Guillaume, expert en cata. A priori, ils s´en fichent ! Ce n´est pas de la régate : le confort et l´observation attentive du cadre exceptionnel sont largement privilégiés. 

Histoire, sans doute, de tester l´attention de la sécu, Rox et Rouxy nous offrent un magnifique dessalage. TVA et ISF, Guillaume B.E. diplômé et le rasta pécheur, tous à bord du Zodiac d´assistance, sont obligés d´interrompre en ronchonnant leur partie de pêche pour secourir l´esquif qui, bien entendu a déjà fait chapeau. Heureusement, il y a du fond. 

Marco Directeur de la semaine, à bord du Pacific pour prodiguer ses judicieux conseils aux moins expérimentés, s´inquiète pour la pérennité de son matériel. Il a déjà repéré toutefois et a priori, l´équipage hilare sain et sauf dans l´eau chaude. RAS. Guillaume donne un coup de main vaillant et le Hobie reprend une position plus orthodoxe. 

Les jours suivants :

Les navigations s´enchaînent sous un force 2-3 idéal pour la randonnée. Chaque soir, c´est un retour enchanté sur une île différente dans des chambres d´hôtes sympas. Après des excursions à la découverte des tortues, nous snorklons sur un récif corallien qui frange des îlots granitiques quasi déserts. 

Les photos de plage « cartes postales » sont légion, et les affiches aguicheuses et paradisiaques des agences de voyage vues en France sont confirmées. Les menus sont bien entendu axés sur le poisson, un peu relevé mais toujours délicieux. A midi, un « take away » (Plat chaud poisson ou poulet - riz) permet de reprendre des forces pour les activités de l´après midi : Tristan et Yseult prolongent tard dans la soirée leurs plannings sans feux de navigation. Ils tirent un bord sous spi vers l´Asie (distante de 2.000 milles toutefois), les autres se baladent à vélo pour visiter l´île de La Digue. L´ambiance y incite à la quiétude et même à une « retraite » spirituelle. L´apéro du soir (se le procurer au départ avec abondance à Roissy sans oublier l´écran total en pot de 5 kg) interrompt les réflexions métaphysiques qui laissent place aux éclats de rire exubérants plus conformes aux rassemblements Open habituels. 

Une excursion en kayak de mer nous emmène à la force des bras (Aïe) vers la divine plage des sources d´argent (ISF et Gros Minet ont eu du mal à se faufiler dans les sièges étroits attribués aux équipiers habituels un poil, mais à peine, plus sveltes sur ce genre d´embarcation). Il n´y a jamais grand monde en ce lieu mythique mais que des stars, mannequins ou footballeurs, connues sur ce rivage qualifié, à juste titre, comme l´une des plus belles plages du monde. Nos douze Openistes, pas très « people », se joignent à eux en troublant quelque peu la quiétude ambiante. 

Pour se protéger du soleil équatorial, nous portons lunettes et chapeau, bien sur, mais aussi des combinaisons de peintre en non tissé blanc surmontées du harnais de trapèze et de l´indispensable gilet. Nos visages sont couverts de crème et cet accoutrement quelque peu baroque surprend les rares touristes écarlates en train de griller sous le cagnard XXL et fait bien rigoler des gamins, gosses de pécheurs qui jouent dans l´eau ou qui reviennent de l´école en uniforme. 

Ce soir, au programme, campagne de pêche à la tombée de la nuit : Frankie, Gros Minet, Bianca, TVA et ISF accompagnent en Zodiac le rasta qui connaît tous les cailloux immergés de l´archipel. Marco dévoile ses cannes en carbone, ses moulinets en titane... Que du lourd. 

Cependant, sans aucun doute pour préserver la ressource halieutique, les moulinets conçus pour ne pêcher que du très gros (dixit maître Marco) restent muets. Les traînes plus classiques du genre ligne à maquereau de l´île de Ré sauvent la partie avec quelques carangues, barracudas et autres bonites de 2-3 kg qui nourriront ce soir la famille du rasta pilote. On s´est vraiment bien marré. La surcharge d´équipage dans le Zodiac gênait considérablement l´auguste lancer de Marco qui, fin pécheur, s´appliquait à ne pas accrocher une oreille ou un bout de nez avec ses hameçons énormes. 

Le matin suivant, un extra est plébiscité par certains qui ont souhaité un baptême de plongée bouteille bien sécurisé avec visite de requins (inoffensifs... enfin, il parait !). Les autres se contentant d´une virée avec palmes, masque et tuba sur le récif de corail à la recherche de Némo et de ses cousins. 

Guillaume nous enseigne la vie de la mangrove, de l´écosystème local. Il sera donc dit que cette semaine a préservé le minimum culturel requis. 

Les Openistes font « copain copain » avec des tortues de 300 kg stoïques et imperturbables. Sans doute sont elles un peu blasées de l´effet qu´elles font aux bipèdes curieux. 

Extra ball when lit : c´est l´anniversaire de Bernard (le Jules de Bianca). Le groupe erre dans les rares boutiques de la Digue pour trouver un petit présent. Le bazar local nous propose une roue de vélo, une cuisinière à gaz ou une bombe de décap-four ! Finalement un Tshirt improbable fera l´affaire, accompagné il est vrai par deux bougies aux chiffres appropriés et une magnifique décoration florale sur plateau préparée par Gros Minet. Le Champagne (venu de France et... en magnum SVP !) tient lieu d´apéro festif. 

Voilà, c´est la dernière étape. Nous sommes tous un peu tristounets. Le ciel d´un bleu constant et radieux toute la semaine est exceptionnellement changeant. Après un dernier bain sur une plage au sable fin mais fin... Il donne d´ailleurs son nom à l´anse Farine la bien nommée, le retour est plus musclé : le vent a forci à la grande joie de Roméo et Juliette à fond au trapèze mais bientôt sur le toit... Rasta et Frankie (sportive !) accourent en Zodiac pour leur donner un coup de main efficace. En deux temps, trois mouvements le cata est redressé. 

Les équipages se sont reformés pour dispenser certaines épouses d´un retour un peu sport dans la brise bien établie. Mamy TVA se remet au trapèze après quelques années d´abstinence et les groupies applaudissent du Zodiac en admirant les safrans de Gros Minet le fleuriste et Roxy le kiné. Mon Dieu que leurs safrans sont montés haut dans le ciel à la suite d´un enfournement digne de passer dans vidéo gag ! 

Frankie a abandonné son Johnny, Tic son Tac et naviguent sur le zodiac. Titi rejoint Johnny et ils tirent des bords à donf dans la baie St Anne avec Johnny au trapèze. A mon avis, avec la pêche qu'il a (et son métier ?), il doit avoir des pilules dopantes. A moins que ce ne soit le Jack Daniel ? 

Fin de navigation vers le mouillage de Ste Anne. A contre coeur. Marco et Guillaume vérifient nos noeuds de chaise sur les corps morts, les taxis nous attendent et nous emmènent d´un saut sous le vent de l´île dans une « Guest house » à l´architecture très coloniale. Le grain noir d´encre, comme dans les livres, arrive de l´horizon et finalement c´est dans la mer, pour un dernier bain, que nous trouvons le meilleur abri au déluge classé apocalypse qui s´abat. Une douche « Tahiti » s´en suit pour un rinçage à grande eau sous les gouttières du bâtiment voisin. Le grain passe et nous passons au rituel désormais établi : apéro sous une véranda suivi d´un apéro bis puis d´un apéro ter, etc... Il faut finir les bouteilles approvisionnées en abondance à Roissy. Du classique, faut pas gâcher comme disent les Bourguignons ! 

Départ à l´aube, taxi après un café sur le pouce, vol de jour avec 3 films sur la vidéo du bord. Roissy 18 heures. Il n´y a que trois heures de décalage. Il fait froid, gris, les titres des journaux sont accablants. Mon Dieu que Paris est terne et blafard... 

Le groupe se dissout mais après un dernier verre, projette déjà un nouveau rendez vous pour un séjour ultérieur (Madagascar ?). 

On s´habitue facilement à l´hémisphère Sud, où nos rêves ne marchent pas sur la tête. 

Spécial promo copinage : 

Merci à Hobie Cat Aventure, Guillaume, notre St Bernard très zen et bien entendu à Marco, directeur de cette semaine. Tous les participants reviennent, bronzés (voir brûlés ! Biafine is good for you) les yeux encore plein du sel des embruns mais aussi la tête emplie de tout ce qui a pu pimenter et enchanter cette semaine. 

Nous vous invitons à examiner de très près leur site et leur documentation. Pour un voyage de noces, un anniversaire de mariage ou simplement le plaisir de se déconnecter au Paradis, nous pouvons témoigner de la parfaite organisation du dynamisme et de la compétence des encadrants qui nous ont permis ce séjour-navigation original. 

La saison est au top en ce moment et dans la morosité ambiante, un break de huit jours dans de telles conditions vous regonfle le moral. 

Site : http://www.hobiecataventures.com 

Source : HV 

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