09/04/2010


Generali Arctic Observer - Jean Louis Etienne survole la Sibérie

Après plus de quatre jours de vol, le ballon Generali Arctic Observer a abordé cet après-midi les côtes sibériennes avant d’atterrir samedi matin près de l’aéroport de Batagaï, au milieu de la toundra gelée.

Parti lundi du Spitzberg, Jean-Louis Etienne entame la dernière portion de sa traversée de l’océan Glacial Arctique. 

En remontant à 5.000 mètres d’altitude jeudi soir, Jean-Louis Etienne a pu profiter d’un soleil généreux pour que ses panneaux solaires rechargent en partie ses batteries. Joint par téléphone satellite à la mi-journée, le médecin-explorateur éprouvé par un manque de sommeil mais en bonne forme se réjouissait de bientôt retrouver la terre ferme : « Cela fait douze heures que je vole à 5.000 mètres. Après trois jours à basse altitude, entre 100 et 300 mètres, passer tout d’un coup à 5.000 mètres, ça use les organismes, témoignait Jean-Louis Etienne. Heureusement, j’ai de l’oxygène à bord. C’est une vraie épreuve, difficile physiquement, mais je fais face à la situation. Voler pendant plus de quinze heures sans dormir à des altitudes très basses de 300 mètres avec des vents jusqu’à 50 nœuds, cela ne laisse pas beaucoup de place à l’improvisation, au repos ou à la contemplation du paysage ! » 

Batagaï, au cœur de la Sibérie 

Après la mer de Sibérie Orientale ce matin, Jean-Louis Etienne a commencé en début d’après-midi à survoler pour la première fois la terre ferme. Pour faciliter sa récupération au milieu de la toundra, l’aérostier va tenter de se rapprocher au maximum de la ville de Batagaï, plus facile d’approche avec les vents actuels que Tiksi, à 500 kilomètres plus au nord. Cette zone suffisamment plate permettra d’assurer un atterrissage sans risque : « Plus le temps est calme et plus les choses seront faciles. On me prévoit peu de vent à l’atterrissage. Tant mieux. Cela permettra d’arriver en douceur. Ce sera une récompense… » 

Batagaï se trouve à plus de 3.300 km de Longyearbyen (Spitzberg) d’où est parti Jean-Louis Etienne. « En termes de distance, cela équivaut quasiment à l’Alaska, assure Luc Trullemans, le météorologue routeur de l’expédition. Au départ, on savait qu’il y avait plus de probabilité météorologique d’atterrir en Sibérie qu’en Alaska. Mais, d’un point de vue logistique, parce qu’il y a beaucoup plus d’aéroports côté américain, on aurait préféré le diriger là-bas. Cela aurait facilité sa récupération. Néanmoins, d’un point de vue performance, cela ne change rien à la réussite de sa traversée de l’océan Arctique. » 

Si les vents se maintiennent, Jean-Louis Etienne devrait se poser demain samedi entre 8h et midi (heure française)… L’équipe logistique de Jean-Louis Etienne est déjà en route pour organiser sur place la récupération de l’explorateur. 

Les chiffres du vol (à 14h vendredi) :
Temps de vol : 4 jours 8 heures
Distance parcourue depuis le départ : 2.904 km
Altitude instantanée : 3.800 mètres
Vitesse instantanée : 33 km/h
Vitesse moyenne depuis le départ : 27,9 km/h
Position : 72°51’N – 104°09’E 

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